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Le projet vit de la rencontre et de l’échange et propose une confrontation à la fois conceptuelle et émotionnelle avec le monde.

Le thème très abstrait des migrations devient quasi intime pour l’homme qui s’interroge sur son identité.

Les installations se construisent comme des cercles concentriques autour d’une ville, d’une région, d’un pays afin de repousser les frontières.

Expression physique, psychologique, sociologique et sociétale à travers la peinture, la danse, la vidéo et la création sonore. Les installations sont toujours conçues avec le concours des publics et d’artistes des pays partenaires.

 

Convaincue que la création artistique peut se placer au centre de ces tensions, j’avance sur le terrain vague des incompréhensions. Solitudes.

La recherche et le travail artistique sont marqués par les questions d’émigration et d’immigration dont les motifs et motivations sont multiples et par nature fondés sur la relation que l’artiste entretiens avec une population sur un territoire déterminé.

 

Quels espoirs se lient à ce changement, quelles peurs laissent les êtres derrière eux et quelles craintes les accompagnent ? Comment saisir le départ et l’arrivée dans un monde nouveau ?
Quelles sont les phases et les étapes que l’être doit affronter sur le plan individuel au cours de la redéfinition de sa structure psychique et quels sont les conflits et les conséquences dont il doit faire face au cours de ce processus avec son entourage, sa famille, etc. ?

Je pars à la recherche des populations et de leur histoire. C’est dans les maisons, dans les rues, sur les places que les souvenirs s’installent et s’incrustent à jamais. Je propose aux habitants d’investir les lieux de leur ville avec leur histoire personnelle et de confronter leur sensibilité à celle des autres.
C’est aussi une façon de s’approprier l’espace public, d’y inscrire la mémoire. Comment se repérer dans un contexte culturel entre l’identité individuelle et sociale ?

C’est d’aller à la rencontre des gens pour les interpeller, parfois même les déranger et c’est dans ce rapport que se définiront les conditions de la participation de chacun.


La multiplication des réseaux d’échange et de rencontre permet de mieux saisir les automatismes et les comportements qui nous lient à des réactions irréfléchies.
Permettre aux habitants d’un quartier, d’une ville ou d’une région de prendre conscience du lieu qu’ils habitent, de l’entourage, de l’histoire et du présent rend possible l’identification à l’espace.

Pouvoir s‘identifier à un lieu signifie pouvoir s’engager et prendre des responsabilités. Avoir une place dans le monde permet d’accueillir l’autre et cette émancipation permet de se projeter dans l’avenir.

Convaincue que l’art contemporain a une place dans ce champ de tension, je m‘associe aux préoccupations d’une ville, d’une région, d’une pays.

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